mercredi 12 septembre 2007

Du Pipi

On parle souvent de crottes de chien à Paris, mais on entend moins souvent parler d’un fait tout aussi évident : Paris sent le pipi.

Lundi soir, nous étions au Square Léon-Serpollet à côté pour profiter de la borne wi-fi (prononcé «oui-fi» ici, pas «ouaille-faille», j’ai essayé au début mais, comme je n’ai jamais réussi à me faire comprendre, je suis obligé de dire «oui-fi», même si ça ressemble à un nom de chien).

Donc, des enfants jouaient pendant que nous étions en train d’écrire nos courriels dans le parc. Nous étions assis sur un banc sous un grand arbre. Puis, derrière nous, un des enfants se met à pisser à l’abri de l’arbre. Silence.

Bah ! qu’on se dit… Un enfant qui pisse. Rien à signaler.

L’ennui c’est qu’un deuxième enfant, accompagné de sa mère celui-là, vient pisser au même endroit. Puis, un autre enfant… Et un autre… Il y avait bel et bien une toilette dans le Square mais, rien à faire, le petit parisien préfère se soulager à l’air libre.

Bon… On y songera avant de s’asseoir sur la pelouse.

Quelques minutes plus tard, en marchant sur le trottoir, une petite fille s’arrête et pisse sur le trottoir. Elle laisse une petite flaque par terre et pleure. Le pied de Mélanie se pose dans la petite flaque. «Merde !»

Pas exactement.

lundi 10 septembre 2007

Musée Rodin

Les jarins du Musée Rodin sont toujours aussi jolis...

samedi 8 septembre 2007

Le Pigeon

Il y a trois jours, un pigeon m’a foncé dessus. Ça m’a fait réfléchir. D’abord, à la vie… non, je blague.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le pigeon parisien est beaucoup moins stressé que le pigeon montréalais. En fait, en étant un peu sadique, on pourrait même lui marcher dessus. Étant donné qu’il semble y avoir énormément plus de pigeons à Paris qu’à Montréal, on pourrait sans doute se promener toute la journée à Paris sans jamais toucher le sol en marchant seulement sur des pigeons. Ça reste à voir…

À Notre-Dame, nous avons vu un homme assis au milieu d’un tas de pigeons. Il en avait sur les avant-bras et tout autour de lui. Il devait être sur les photos d’au moins dix mille japonais, et il devait connaître des centaines de pigeons. Je lui ai demandé s’il connaissait leurs noms à tous. Il a répondu «Presque». Je me demande s’il connaît celui qui m’a foncé dessus. Ça reste à voir.

Mr. Propre

La première chose qui vous frappe lorsque vous entrez dans une grande surface française, c’est à quel point tout est pareil sans réellement l’être. À l’épicerie par exemple, vous avez des allées, des affiches, des pubs, des néons, des paniers, une section fruits et légumes, une section pour les produits laitiers… tout ce qu’il y a au Québec.

N’empêche que tout est légèrement différent. Déjà, le panier est enchaîné… il faut le déverrouiller avec une pièce d’un Euro. Les fruits et légumes se ressemblent en gros à quelques détails près (le classement et les noms surtout sont différents).

C’est en s’enfonçant dans les allées que le cauchemar commence. Le Grand Lait prend la place de Natrel, le thé Lipton n’est plus pareil, la brioche se vend tranchée, même le mauvais café Van Houtte qu’on croyait éternel devient du Carte Noir.

Tout ça a quelque chose d’insécurisant. Les jingles que maman télé chantait le soir quand nous étions petits ne valent plus rien, ils ont sombré quelque part au milieu de l’Atlantique Nord pour ne nous laisser que des marques de commerce mystérieuses et inquiétantes.

Pire, ils ont même touché à la figure paternelle de la propreté, au viril homme de ménage. Monsieur Net est devenu Mister Propre... Plus rien n’est certain.

122, rue Ordener

Nous avons pris possession de l’appart mardi matin. Il a fallu prendre un taxi et se taper les bouchons sur le périphérique pour transporter nos tas de valises du XIIIe arrondissement (où était l’auberge) au XVIIIe (l’autre bout de la ville, si vous voulez).

Nous avons presque réussi à arriver à l’heure et madame Kada (la propriétaire) nous a bien accueillis.

L’appart est magnifique. Le quartier est chouette. À deux pas, il y a la vie de quartier, une laverie, une boulangerie, des tas de cafés et tout et tout. Nous sommes à une dizaine de minutes du sommet de la butte Montmartre, Place du Tertre, Sacré-Cœur, etc. Il y a un marché tout près aussi. Tout est parfait.

Le seul ennui c’est que nous n’avons pratiquement pas de meubles… Il nous manque une table, des chaises, des rideaux, du rangement… presque tout!

Arrivée

Ça fait déjà cinq jours que Mélanie et moi sommes arrivés à Paris, mais je viens de trouver une connexion Internet pour vous envoyer des nouvelles.



L’arrivée a été plutôt banale. Accueil et autobus de l’OFQJ. Groupe d’étudiants en ingénierie de Sherbrooke. Deux hippies sympathiques. Auberge correcte. Rien à signaler. Faisait un peu froid.