Après, c’est l’arrivée à Marseille, retrouver la petite Dalia Younsi et prendre le métro jusqu’à l’auberge.
Premier constat : le métro de Marseille n’a que deux lignes. Dur de se perdre.
Deuxième constat : ils ont engagé un designer daltonien pour le choix des couleurs à l’intérieur (jaune, brun, orange).
Troisième constat : les gens sont laids. Merveilleusement laids. Pas qu’ils ne soient spécialement tarés au point de vue de la génétique, non, certainement pas, mais, contrairement à Paris, les gens ont davantage l’air d’être sortis du catalogue de l’Aubainerie que du dernier défilé de chez Dior. Celui-là a une grosse moustache, l’autre est intégralement vêtu aux couleurs de l’OM (saumon et bleu poudre), lui s’est tartiné les cheveux de gel au point de ressembler à un des danseurs de Gerardo.
Au début, après trois mois passés à Paris, la différence frappe. Et puis, tranquillement, on sent l’ambiance décontractée qui prend le pas. C’est Marseille, pas Paris.
L’ennui c’est qu’à l’arrivée l’auberge est vide, comme celle dans Shining. Nous sommes seuls dans nos dortoirs, le mistral souffle et Jack Nicholson lance sa baballe contre les murs.
Peu importe, on dépose les sacs (enfin) direction la mer que Mélanie n’a jamais vue. Quelques pas plus bas et c’est le mistral qui nous accueille. Au bout d’une rue transversale, les vagues de la Méditerranée viennent se briser sur la plage du Prado.
Reste plus qu’à descendre, qu’à sentir le vent qui nous décoiffe et qu’à regarder les vagues, attendre les plus grosses et reculer pour ne pas se faire mouiller les pieds. La mer, on pourrait la regarder des heures.

1 commentaire:
wow! Wow sur tout! Wow sur l'écriture, wow sur les histoires racontées. Wow! Juste wow!
Ici, il neige et il neige encore. C'est tout blanc et ils annoncent une autre tempête demain. Ah! Tu me donnes vraiment le goût de retourner en voyage, même sous le mistral.
Josée
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